Entre horreurs et grandes espérances : 2015, le bilan

Coucou mes Varoises ! En ce dernier jour de 2015, je me devais de vous écrire un article pour faire une sorte de bilan.

Pas un bilan des articles que vous avez le plus aimés, ni un détail de mes statistiques. Ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas, au contraire, mais je préfère garder ça pour mon analyse personnelle (mais si ce genre d’article vous intéresse, n’hésitez pas à me le faire savoir ! 🙂 ).

Non, mon propos aujourd’hui, c’est plutôt d’effectuer avec vous un retour sur l’année qui vient de s’écouler, entre la vie (celle de la société et ma vie personnelle) et le blog.

 

 

2015 et la société

Soyons honnêtes : 2015 n’a pas été une année très glorieuse. Par deux fois, nous avons connu des tragédies en notre propre maison. Nous avons ressenti avec force la peur, l’effarement, la colère, l’indignation, la haine. Nous avons pleuré des vies, pansé nos idéaux. Nous avons assisté à des conflits qui nous dépassent, à des exodes de détresse face auxquels nous nous sentons impuissants. Alors nous nous sommes réfugiés sur Facebook, devenu comme une sorte de petit cocon virtuel. Et pourtant, chaque jour, on a pu y lire des faits divers accablants, des massacres et tortures d’animaux sans défense, des appels à la haine, des remarques misogynes et discriminatoires. Chaque. Putain. De. Jour. En 2015.

 

Je ne sais pas pour vous, mais 2015 m’a donné le sentiment constant que notre société allait de plus en plus mal, qu’elle prend de plus en plus de mauvaises directions. Peut-être, me direz-vous, que ça a toujours été comme ça, qu’il n’y a rien de nouveau, rien de meilleur, mais rien de pire non plus. Si c’est le cas, alors 2015 m’a ouvert brutalement les yeux, et ça fait mal.

 

La Varoise Bilan 2015

 

Pourtant, je finis cette année avec de la joie dans le cœur. Parce qu’à chaque tragédie qu’on a vécu, ce sont de véritables étendards de solidarité et de soutien qui se sont brandis au-dessus de nos têtes, peu importe ce qu’en disent les mauvaises langues. Parce que pour chaque animal passé à tabac, il y avait une vidéo d’un sauvetage, et que pour chaque commentaire haineux, il y en avait 10 de soutien.

J’ai l’impression que 2015 a été la grosse claque dont nous avions besoin pour nous bouger et changer les choses. Alors non, je ne suis pas naïve. Rome ne s’est pas faite en un jour, les changements de mentalité non plus. Mais si on laisse sa chance à cette petite graine « 2015 » de germer, je nous crois capables d’accomplir des choses merveilleuses.

Aujourd’hui, je suis heureuse parce que je choisis de mettre en avant ce qu’il y a de beau en nous, plutôt que de me focaliser sur nos travers. Je les prends en compte, je les regarde avec lucidité, mais uniquement pour nous faire avancer. Et je souhaite sincèrement que la claque 2015 n’ait pas été bénéfique que pour moi. Que toutes ces vies de perdues, toutes ces âmes déchirées et ces avenirs sacrifiés ne l’aient pas été pour rien, mais contribuent à faire de demain un monde meilleur.

 

 

2015, et moi et moi et moi

À un niveau personnel, 2015 a été pour moi une année de transition. Pas folichonne, mais pas mauvaise non plus. Et comme elle fait suite à deux années de « disette », j’espère sincèrement qu’elle précède mes 30 glorieuses.

Je fais partie de cette génération de jeunes bardés de diplômes qui peinent à trouver un emploi, pour des raisons aussi grotesques que « vous êtes trop qualifié » ou « vous avez tout ce qu’il faut en termes de diplômes et d’expérience, vous êtes clairement le candidat idéal, mais vous n’avez pas la petite extension B-56.7 alinéa 24 qui nous permettrait de vous embaucher. Dommage ! » ou encore « Bac+8, 5 ans d’expérience, trilingue et 15 lettres de recommandations ? Oh allez, on va faire un effort, on vous propose un 40h/semaine + heures sup’ de 4 mois non renouvelables à 1200€ bruts par mois. Mais parce que c’est vous, hein ! ». Alors ok, j’exagère un peu, mais à peine. Du coup, après deux ans de galère, quand on m’a proposé un CDD de deux mois qui n’avait rien à voir avec mes aspirations, à 35h et « légèrement moins que le SMIC », parce que c’était un contrat de vacation, je l’ai vu comme le Saint Graal.

 

La Varoise Bilan 2015

 

Oui, accepter cet emploi, symboliquement c’était la mort de mes rêves. C’était renoncer à tout ce pour quoi j’avais travaillé si dur et que je ne pouvais pas avoir en France (je ne rentrerai pas dans les détails du pourquoi, sinon il va me falloir rédiger un roman). Mais c’était aussi renflouer un peu mes comptes, et pendant deux mois, pouvoir vivre plus confortablement et s’octroyer quelques petits plaisirs, au lieu de toujours faire des sacrifices. C’était aussi l’occasion de prouver que je pouvais être utile, que j’avais toujours un très bon cerveau, ce dont ces refus d’embauche successifs avaient fini par me faire douter. Oui, je commençais à croire qu’on ne m’embauchait pas parce que je devais être débile, et ce CDD, c’était l’opportunité de prouver que c’était faux. Les deux mois ce sont transformés en quatre, puis en six. Pas plus, parce que légalement, une autre reconduction est impossible, au grand dam de mes chefs et de mes collègues. Mais j’ai réussi mon pari. Et dans le processus, j’ai rencontré des gens formidables, qui ont pris le temps de m’expliquer, qui n’ont jamais été avares de compliments, et qui ont fait de ces six mois une super expérience. Même si aujourd’hui elle est finie, même si le boulot en lui-même était à l’opposé de ce qui me fait vibrer. Pour ça, pour les avoir rencontrés eux, pour m’avoir soulagée financièrement et m’avoir permis de prendre du recul et me découvrir de nouveaux projets que j’ai hâte de mettre en place, je ne regrette pas cette étape. Et je finis 2015 avec le sourire.

 

2015, c’est aussi l’arrivée de ma boule de poils, ma « boulette d’amour » comme je l’appelle, qui a apporté un supplément de bonheur inestimable dans ma vie.

 

La Varoise Bilan 2015

 

C’est également 4 ans d’amour, avec des hauts et des bas, mais des bas desquels on se relève toujours. Et ça, c’est une force que j’emporte avec moi pour 2016.

Enfin, ce sont des amis et de la famille qui me soutiennent comme un roc (un cap, une péninsule !), qui ont toujours été là et qui sont mes valeurs sures. 2015 me l’a prouvé, encore une fois.

 

 

2015 en mode Varoise

Enfin, 2015 ça a été La Varoise, mon blog, et vous, mes Varois(es). C’est 206 articles publiés (207, avec celui-ci), 1228 « likes » sur Facebook, 634 « followers » sur Twitter et 330 abonnés sur Instagram. Non, ce ne sont pas des statistiques énormes comparé à d’autres, mais je ne me compare pas aux autres. Pour moi, c’est un truc de fou. De voir que chaque fois plus de personnes suivent mes actualités, apprécient ces articles que je mets du temps à rédiger, partagent ma vision des choses. De constater, sans parler de chiffres, la qualité de nos échanges, sur les réseaux sociaux ou lorsque je vous rencontre en vrai. Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur que j’éprouve lorsqu’un créateur/commerçant/etc se dit super heureux de l’article que j’ai rédigé à son sujet, lorsque vous manifestez votre ravissement de découvrir de bonnes adresses grâce à mon blog, ou lorsque vous gagnez à l’un des concours que j’organise.

 

La Pause Varoise

 

En 2015, j’ai organisé mon tout premier événement estampillé « La Varoise », intitulé « La Pause Varoise », en partenariat avec Chérie FM Toulon et Secrets de Miel. Je n’en reviens toujours pas des retours positifs que j’ai pu avoir, des participantes comme de mes partenaires, malgré quelques petits couacs de débutant. C’était une si belle expérience que vous pouvez êtres surs de vous attendre à une deuxième édition en 2016 !

 

2015 marque également le lancement des Voix du Web, que j’organise aux côtés de Le Varois et grâce à TVT Innovation. Un événement destiné aux blogueurs et créateurs de contenu web qui me tient à cœur, et qui en sera bientôt à sa cinquième édition.

 

La Varoise Voix du Web

 

Alors, pour ceux qui se poseraient la question et parce que 2015 a été le théâtre d’un grand débat sur les sommes que toucheraient blogueurs et youtubeurs, non, je n’ai pas gagné d’argent grâce à mon blog. Ce qui ne veut pas dire que ça ne sera pas le cas un jour, même si ce n’est pas du tout la raison qui m’a poussée à tenir un blog, et qui fait que je le tiens toujours. Mais quand je vois tout ce que ça m’a apporté en expériences, en compétences, en rencontres et en perspectives, je me dis qu’en 2015, j’ai déjà gagné beaucoup.

J’en profite donc pour remercier très sincèrement Quentin. Mais oui, vous le connaissez, c’est le jeune-homme qui est derrière LeVarois.com. Tant pis s’il se sert des lignes qui vont suivre pour se faire mousser. « Les écrits restent », mais c’est bête, j’adore écrire ! Merci donc à lui, pour m’avoir fait confiance il y a un an et demi de ça alors qu’il me connaissait à peine, et pour m’avoir ouvert les portes de LeVarois, puis de LaVaroise. Sans sa confiance, je n’aurais jamais vécu toutes ces expériences, rencontré toutes ces personnes, et je ne vous aurais pas, vous. Alors merci !

 

Voilà mes Varoises, 2015, ça a été tout ça. Du bon, du moins bon, mais avant tout un furieux désir d’aller de l’avant, et de ne retirer que le meilleur de chaque situation. Et pour 2016, tout ce que je souhaite, c’est que l’aventure continue. Avec vous. <3

 

 

Bonne année mes Varoises !

 

 

Crédits Image de couverture : Epoxydude – Getty Images

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Isabelle

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Varoise-en-Chef (huhu bonjour j'me la pète !), j'ai créé ce blog pour partager avec vous mes coups de cœur made in Var. Un peu touche-à-tout, je vous propose ici des articles en tous genres, et j'ai bien l'intention de créer de nouvelles catégories lecture et entrepreneuriat. N'hésitez pas également à jeter un œil à mon autre blog, Des Mots pour le Lire 😉
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